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Historique    Présentation
Entrée rue cabanis
Entrée rue cabanis / CHSA

Le Centre hospitalier Sainte-Anne est édifié sur un site qui a connu dès le XIIIe siècle une vocation hospitalière.

À la suite de la Maison de Santé de Marguerite de Provence, épouse de Saint-Louis puis du Sanitat Saint-Marcel dit « La Santé » au XVe siècle, destiné à héberger les malades contagieux, particulièrement les pestiférés, Anne d’Autriche fait procéder vers 1650 à la construction d’un hôpital auquel elle voulut donner le nom de Sainte-Anne.
Cet établissement, peu utilisé, fut transformé en une ferme où venaient travailler les aliénés de l’hospice de Bicêtre, relativement proche. Cette ferme – la ferme Sainte-Anne – connut pendant plusieurs années une importante activité du fait du travail et des initiatives des malades.

En 1863, Napoléon III décide la création d’un hôpital psychiatrique à Paris sur l’emplacement de la ferme Sainte-Anne. Il est désigné sous le nom d’« asile clinique » car il est destiné à être un lieu de traitement, de recherche et d’enseignement des maladies mentales. Haussmann, préfet de la Seine, est chargé de cette opération.

L’« asile » est inauguré le 1er janvier 1867 et le premier patient admis le 1er mai de la même année.
Pendant de nombreuses années Sainte-Anne va remplir son rôle de protection du malade mental, de son traitement avec les faibles moyens thérapeutiques de l’époque. On verra s’y développer une recherche médicale très importante et très approfondie souvent masquée par les préjugés qui se heurtent aux murs de l’établissement.

L’asile se dote d’un service de soins dentaires en 1892, de consultations externes – gratuites dans le but de réduire les internements – et d’un pavillon central de chirurgie générale destiné au traitement chirurgical des malades des asiles du département de la Seine. Cet important bâtiment, très moderne pour l’époque, comporte, dans des parties septiques et aseptiques nettement séparées, des salles d’hospitalisation, une section obstétricale, des laboratoires de radiologie, de microphotographie et de biologie.

En 1922, est créé par Edouard Toulouse le centre de prophylaxie mentale, premier service libre, c’est-à-dire dans lequel les malades ne sont pas internés dans le cadre de la loi du 30 juin 1838.

En 1941 est installé un des premiers laboratoires d’électroencéphalographie de France.

En 1947, est créée la section de bio-psychopathologie de l’enfant dont la vocation est de mettre à la disposition de l’enfance inadaptée et des familles un ensemble original clinique et thérapeutique dans son double aspect affectif et cognitif.

En 1952, la psychiatrie fait une avancée spectaculaire avec les travaux de médecins de Sainte-Anne sur l’application des premiers neuroleptiques dont l’action révolutionnera la thérapeutique à l’échelle planétaire.

Parallèlement, se développe la neurochirurgie avec une méthode d’investigation et d’intervention novatrice, la neurochirurgie stéréotaxique pratiquée aujourd’hui, avec de nombreuses applications, dans le monde entier. La neurochirurgie de la douleur se fait également une place importante à l’hôpital.

Enfin, depuis 1970, est organisée la sectorisation psychiatrique qui va rapprocher les lieux de traitement de la population avec la création de structures extérieures, dispensaires, foyers de post-cure, hôpitaux de jour et de nuit, de semaine, appartements thérapeutiques.

Le service de neurologie est installé en 1974 et la neuroradiologie devient, à Sainte-Anne, une discipline de pointe avec un appareillage novateur : tomographe - scanner, imagerie par résonance magnétique, qui va permettre la création de la radiologie thérapeutique.

1980 - Le Centre Raymond Garcin est dans ses prémices. Le Professeur Jean Talairach, notre Aîné s’écrie «Raymond Garcin n’a jamais mis les pieds à Sainte-Anne… le Centre aurait dû s’appeler André Thomas ».

AVANT 1980 - La Neurologie est la « Grand’mère », la Neurochirurgie est la « Mère », la Neuroradiologie et la Neurophysiologie sont les « Petites-filles » !

 APRES 1980 - Il n’y a que des « Cousins germains » et les autres « Cousins » qui arrivent… Le « jeu d’échecs » devient « un jeu de piste" où chacun découvre les cases à remplir dans le meilleur esprit de famille .
« Le cerveau, comme le parachute doit être ouvert pour fonctionner ».
 (Pierre Daninos).

La Neurologie, pleine de tonicité :

  • Met en place l’Unité Neurovasculaire,
  • Organise la prise en charge des Malades neurologiques dans le GHU-Ouest,
  • Devient le Siège France AVC d’Ile-de-France,
  • Développe la Recherche dans le cadre de la Pathologie Neuro-vasculaire avec une Equipe d’Accueil Universitaire.

La Neurochirurgie affirme ses emblèmes :

  • Thérapeutique par Laser,
  • Radiochirurgie – Neuronavigation interventionnelle,
  • Robot stéréotaxique (Février 2003),
  • Prise en charge thérapeutique du Parkinson et de l’atteinte hypophysaire,
  • Création de l’Unité de lutte contre la douleur (le CLUD),

 La Neuroradiologie draîne les nouveaux Outils de l’Imagerie :

  • Le Scanner « petit trou » (tête) – 1979, puis « grand trou » (corps entier) – 1988
  • L’IRM 0,5 Tesla (1994), puis 1,5 Teslas (1998) à unir bientôt (2007) à une « sœur néo jumelle » de 3 Teslas
  • Le Neuro-vasculaire interventionnelle et ses Embolisations cérébrales
  • L’Echographie cardiaque et des vaisseaux du cou
  • Le Réseau d’Imagerie avec son RIS-PACS et sa Dictée vocale
  • La création de plusieurs Diplômes Universitaires d’imagerie
  • Janvier 2000, le Service devient un Département Universitaire reconnu par l'ANAES (Septembre 2004) comme un point fort du Centre Hospitalier Sainte-Anne.

La Neurophysiologie s’éveille plus que jamais avec :

  • Les Potentiels évoqués
  • La Vidéo EEG
  • L’EEG ambulatoire
  • La Stimulation Magnétique Transcrânienne (Mai 2002)
  • Le développement de l’Epileptologie médico-sociale

La Neuro-anatomopathologie   magnifie son travail de recherche :

  • Description d’une nouvelle entité : la Tumeur Neuro-Epithéliale Dysembryoplasique, intégrée dans la classification OMS (1993
  • Nouvelle classification des Gliomes, intégrant les dossiers cliniques et d’imagerie, officialisée en France.
  • Nouvelle catégorie de Tumeurs cérébrales : Les Tumeurs Glioneuronales Malignes.

L’Anesthésie-Réanimation « ne s’endort pas » :

  • Les Electrochocs sous Anesthésie Générale du CHSA sont regroupés dans une Unité dédiée,
  • Les Blocs opératoires sont réorganisés.

La chirurgie mute récemment (2001) :
Il est dommage que les Soins spécifiques chez les Malades Mentaux ne puissent plus être appréhendés sur le plan chirurgical. Heureusement, les Consultations somatiques demeurent, pour garantir la qualité des prestations chez ces Patients fragilisés. Fait marquant,  un Collège de Magistrats et de Médecins rédigent « un Rapport » sur le « Consentement du Malade Mental », rapport déposé au Conseil de l’Ordre des Médecins et au Ministère de la Santé.

La stomatologie est pérenne, et devient le Centre de référence en Ile-de-France pour l’ensemble des soins de la bouche et des dents chez les malades polyhandicapés mentaux et moteurs.

Le Laboratoire Central de Biologie :

  • sait regrouper au moment voulu (2002) toutes les activités de Biologie..
  • développe tout ce qui est Conseil ou Contrôle en Hygiène.

La Pharmacie – Stérilisation :

  • Gère les médicaments et les dispositifs médico-stériles de même que la Stérilisation
  • Conduit la prescription informatisée à l’aide du Logiciel Genois,
  • Assume la dispensation nominative des médicaments.

De nouvelles recrues arrivent :

  • Le Département de l’Information Médicale (D.I.M. –
    1991)
    est une passerelle « délicate » entre les Services Médicaux et la Direction met en place :
    - la Tarification à l’Activité (T.2A)
    - élabore le futur Dossier Patient Informatisé (Cortexte 2007)
  • La Direction des Plateaux Technique initialement Service biomédical (1998) assure la gestion du parc des équipements biomédicaux, visant à optimiser :

- La disponibilité
- La fiabilité
- Les performances
- La sécurité.

Cette Direction intervient à plusieurs niveaux :
Achat, maintenance, formation, matério-vigilance, radioprotection.


Suite à la visite des Experts Visiteurs de l’ANAES (Septembre 2004), la qualité du service biomédical est notée comme  un point fort de l’établissement.

  • La Médecine Physique et de Réadaptation est la dernière arrivée (Décembre 2005)
    C’ est un Hôpital de Jour avec Kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie et déjà le projet « d’un parcours de marche » dans l’enceinte de l’Hôpital Sainte-Anne.
  • Le « Petit Musée » (1990) relate l’Histoire de la Psychiatrie et des « Neurosciences ». « L’une a besoin de l’autre et inversement…. »

Il en est de même à tout moment pour l’INSERM et l’Hôpital.


« Savoir écouter, c’est posséder, outre le sien, le cerveau des autres » . Léonard de Vinci

…C’est le moment d’écoute de tous ceux qui sont partis en retraite ou ont disparu : Tous ceux du Personnel Médical et Paramédical qui ont souvent œuvré « dans l’ombre » pour notre Communauté de travail.

L’hôpital Sainte-Anne constitue un modèle d’évolution parallèle de disciplines médicales différentes

Pour plus d’informations, contacter le musée Sainte-Anne au 01 45 65 84 33