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Activités spécifiques

Traitements particuliers

Privation de sommeil

La privation de sommeil est un traitement de la dépression. Elle consiste à diminuer la durée de sommeil du patient. Utilisée en Allemagne, elle est utile comme adjuvant dans les résistances aux traitements usuels.
 En cas d’intolérance aux autres traitements comme les traitements médicamenteux, elle peut être utilisée seule. Souvent difficile à mettre en route à la maison par le patient, son initiation et l’appréciation de son efficacité sont plus aisées en milieu hospitalier.

Electroconvulsivothérapie

Ce traitement correspond à l'évaluation moderne des "électrochocs". Il est pratiqué en collaboration avec le département d'anesthésie. Il est indiqué dans des cas bien précis. Cependant, dans ces cas précis, l'efficacité est supérieure à 90%. Si ce traitement vous est proposé, une notice explicative éditée par l'Agence Nationale d'accréditation et d'Evaluation en Santé (ANAES) vous sera remise et commentée.

Photothérapie

La photothérapie consiste en une exposition à une source lumineuse diffusant une lumière blanche de luminosité variable entre 2500 et 10000 lux. L'indication essentielle de la photothérapie est la dépression hivernale (SAD). Les autres indications sont le jet lag syndrome, le travail posté, les insomnies par retard de phase, le syndrome prémenstruel.
Pour les dépressions non saisonnières, la photothérapie potentialiserait l'action des médicaments antidépresseurs.

Dépression saisonnière - S.A.D. (Contact : 01.45.65.74.50)

La luminothérapie à la C.M.M.E.

Elle est pratiquée dans le service depuis 1989, en ambulatoire à raison de 30 minutes par jour le matin devant un écran délivrant 10 000 lux,

L'indication est posée après rendez-vous avec le Dr Mekaoui, médecin responsable de la photothérapie (Tél. : 01 45 65 83 64).

Qu'est-ce que le S.A.D. ?

Si des observations anciennes peuvent être aujourd'hui rattachées au cadre du SAD, ce syndrome n'a véritablement été identifié et décrit qu'au début des années 1980 par le psychiatre américain Norman Rosenthal.

Traduisible littéralement par «Trouble Saisonnier de l'Humeur», il correspond à la survenue d'états dépressifs à une période particulière de l'année, généralement l'automne ou l'hiver, qui guérissent à une autre période particulière de l'année, généralement le printemps.

Ces états dépressifs d'intensité généralement légère à moyenne sont caractérisés dans plus de la moitié des cas par une asthénie et un manque d'énergie marqués, un besoin accru de sommeil avec augmentation du temps de sommeil, un accroissement de l'appétit avec une appétence particulière pour les hydrates de carbone et une prise de poids.

Quelle est la fréquence du S.A.D. ?

À notre connaissance, il n'existe pas d'étude ayant évalué la fréquence du SAD en France. Dans les pays ayant tenté d'évaluer la question, elle a été diversement appréciée selon les méthodes d'évaluation, les latitudes et les critères diagnostiques retenus. Dans ces travaux la fréquence observée dans la population varie entre 1% et 12%.

Photothérapie : le traitement du S.A.D.

La photothérapie consiste en une exposition à une source lumineuse diffusant une lumiére blanche de luminosité variable entre 2 500 et 10000 lux.

L'indication essentielle de la photothérapie est la dépression hivernale (SAD). Les autres indications sont le jet lag syndrome, le travail posté, les insomnies par retard de phase, le syndrome prémenstruel.

Pour les dépressions non saisonnières, la photothérapie potentialiserait l'action des médicaments antidépresseurs.

L'indication doit dans tout les cas être posée par un psychiatre afin d'évaluer la nécessité éventuelle de traitements psychologiques et/ou pharmacologiques associés.

Dans le cadre des dépressions hivernales la plupart des études montrent une efficacité dans environ 70% des cas. Le début d'un effet thérapeutique étant généralement perçu entre le 4e et le 7e jour de traitement.

Effets secondaires et contre-indications

Les effets secondaires sont rares et peu problématiques. Il s'agit surtout de nausées, de céphalées, de sensations de tension et d'irritation oculaires. Dans la très grande majorité des cas, ils disparaissent spontanément au bout de quelques jours de traitement.

À ce jour aucune toxicité oculaire à court ou long terme n'a été montrée. Cependant, dans la mesure où certains ophtalmologues ont incriminé la lumière dans la physiopathologie de la dégénérescence maculaire, il est recommandé de pratiquer un examen ophtalmologique chez les sujets âgés avant de décider d'un traitement par photothérapie. D'une manière plus générale et bien qu'aucun cas n'ait été observé, l'aggravation par la lumière d'une rétinopathie préexistante ne peut pas être totalement écartée. Ainsi peut-on recommander dans ces cas là une information préalable du patient avec discussion avec lui du rapport bénéfice/risque et une surveillance ophtalmologique si un traitement par photothérapie est décidé.

En cas de pathologie favorisant la survenue de rétinopathies (hypertension artérielle, diabète) un examen ophtalmologique est recommandé.

Aucune contre-indication à la photothérapie n'est formelle. Certaines pathologies telles que photoallergie (lucite), porphyrie cutanée, pathologies oculaires, nécessitent une information du patient et peuvent justifier quelques séances d'exposition brèves à titre d'essai.

En cas de prise d'un traitement photosensibilisant, la question de son maintien pendant un traitement par photothérapie doit être posée.

Association Centre d'Etude de l'Expression (Psychothérapie à médiation artistique)

Centre d’Etude de l’Expression - Clinique des Maladies Mentales et de l'Encéphale

Centre Hospitalier Sainte-Anne - 100, Rue de la Santé - 75014 PARIS

Tél. : 01.45.89.21.51 ou 01.45.65.85.41
Fax : 01.45.89.21.51

Association Centre d'Etude de l'Expression

Le Centre d'Etude de l'Expression a pour mission de réunir dans le cadre de la Clinique des Maladies Mentales et de l'Encéphale et du Centre Hospitalier Sainte-Anne toutes activités se rapportant aux thérapies à médiation artistique.
Ces activités sont poursuivies dans un but de recherche, de documentation, de conservation et d'enseignement.

Les thérapies à médiation artistique à la Clinique des Maladies Mentales et de l'Encéphale. Admission après indication médicale

Formations proposées

Diplôme Universitaire d'«Art en thérapie et en psychopédagogie»,
Université René-Descartes - Paris V Centre de Formation Continue

REVUE : International Journal of Art Therapy

Revue trimestrielle publiée sous l’égide de la World Psychiatric Association, en anglais ou en français ; résumés en anglais, français, espagnol.
Rédacteur en Chef : Docteur Anne-Marie Dubois

Bibliothèque spécialisée et Centre de Documentation, Accessible sur rendez-vous toute l’année. Tout ouvrages concernant les liens entre art, psychologie et thérapeutique.

Collection du Centre d'Etude de l'Expression

Le centre est dépositaire d'une collection institutionnelle d'oeuvres plastiques de malades mentaux. Cette collection comporte deux sections : l'une, composée de peintures et dessins anciens, réalisés en-dehors d'ateliers thérapeutiques; ce fond recèle des oeuvres de malades internés devenus célèbres comme créateurs d'Art Brut. L'autre, plus importante rassemble près de 70 000 oeuvres qui ont été réalisées dans les ateliers thérapeutiques du centre depuis 1950.

Expositions en France et à l'étranger

Quelques exemples d'expositions :

Paris, 1950, Centre Hospitalier Sainte-Anne et Chapelle de la Sorbonne,
Exposition Internationale d'art psychopatologique, du 29 septembre au 22 octobre 1950.

Paris, 1998, Centre Hospitalier Sainte-Anne, Musée Singer-Polignac,
Hommage à Robert Volmat, du 18 au 27 septembre 1998.

Paris, 2000, Université René Descartes Paris V,
De Sainte-Anne et d'Ailleurs, du 27 juin au 12 juillet 2000.

Information sur le trouble bipolaire et le traitement par lithium 

Pourquoi ?

Les traitements par le lithium sont, en règle générale, souvent prescrits pour de longues durées et nécessitent une surveillance qui implique le patient. À ce titre le lithium fait partie de la vie du patient.

Une bonne connaissance de son traitement permet une meilleure observance, une meilleure tolérance et de ce fait une efficacité optimale.

Pourtant nous avons constaté que les patients restent souvent insuffisamment informés.

Nous avons donc décidé d'organiser à la Clinique des Maladies Mentales et de l'Encéphale (CMME), un cycle de réunions d'information destinées aux patients suivis à la CMME afin de compléter les informations qui ont été fournies par les médecins lors des consultations.

Pour qui ?

Patients atteints de troubles bipolaires (maniaco-dépressifs) traités par le lithium.
Suivis à la CMME Dans un second temps ces réunions pourront s'ouvrir à des patients suivis ailleurs qu'à la CMME

Comment ?

5 Réunions hebdomadaires d'une heure
12 patients maximum par session.
Pré-inscription avec l'accord du psychiatre traitant 
Confirmation téléphonique demandée 72 heures avant la première séance.

Objectifs

Sachant que selon certaines données près de 75% des rechutes seraient liées à une mauvaise observance, nous escomptons également une diminution des rechutes.

Programme

Séance 1 : le trouble bipolaire de l'humeur ou trouble maniaco-dépressif

Séance 2 : le lithium

Séance 3 : les autres traitements

Séance 4 : récapitulation et sujets divers